lundi 17 octobre 2011

Bouzin d'octobre (ter)...


Pour ce troisième mouvement, toujours en Né Majeur, je vous propose de nous intéresser plus particulièrement à l'Angola, l'ancienne colonie portugaise investie aujourd'hui par les chinois mais aussi par nos sémillants français de la France française du Médef... Pas plus tard que la semaine dernière. On se rafraîchira ensuite par un tour au Pôle Nord, voir comment on traite les fonctionnaires de Pôle emploi récalcitrants ;  
On s'arrêtera ensuite Place de la Bourse, histoire d'apprécier un strip tease militant avant de finir dans les poubelles de Nogent-sur-Marne désormais interdites aux pauvres glaneurs et biffins de tous poils... Tout un programme quoi ! Voilà : bonne lecture et bon visionnage à tous et à toutes ;-)
Comme vous ne l’ignorez sans doute pas, aujourd’hui, c’est la Journée mondiale contre la douleur, c’est aussi la Journée mondiale du don d'organes et de la greffe sans oublier que c’est surtout la Journée Mondiale du refus de la misère ! 
Comment ça vous n’avez rien lu, rien vu ni entendu quoi que ce soit dans vos journaux, vos téloches et vos radio ? Ben c’est curieux vous trouvez pas ? Alors, pour ne pas oublier les futures « Journées Mondiales » de ce que vous voulez, j’ai inséré dans la colonne de droite un calendrier afin de rappelez à votre mémoire tous ces événements internationaux qui n’ont que peu d’échos médiatiques dans l’hexagone dont c’était la Journée mondiale de France du Flamby encore hier…
Ventes d’armes à l’Angola : Hein ?
















Tout ça c’est du passé. D’ailleurs, on se demande même si « Angolagate » il y a eu : c’est ce qu’a confirmé la justice française, après des années de procédure, qui a conclu fin avril 2011 que « cette vente n'était pas répréhensible ». Pis faut arrêter d’emmerder fiston Mitterrand et tonton Pasqua pasqu’ils sont vieux et que c’est pas de leurs fautes… Non mais !

Alors, c’est le moment de faire de nouvelles « Affaires » se sont dit en substance les membres du Médef emmenés la semaine dernière par la main de Patick Lucas dans ce joli pays où coule le pétrole et où l’on ramasse les diamants à la pelle ! « On n'avait pas vu "depuis très longtemps" une telle délégation d'entreprises françaises en Angola ni un tel accueil », a souligné M. Lucas, tôlier de la maison de courtage en assurances Gras Savoye. Et pour être gras, c’est du gras : la délégation incluait des dirigeants d'Alstom de l'armateur CMA-CGM, de Suez Environnement, ou encore du constructeur aéronautique EADS. « Tous les amis sont là ! » aurait pu déclamer le regretté Jean-Claude Brialy !














Ce joli panier de crabes « humanistes » a été reçu 3 jours durant par le sémillant ministre des Affaires étrangères angolais George Chicoty. Le ministre a  dernièrement réfuté un rapport des Nations Unis comme quoi ses soldats auraient allégrement commis des massacres en République Démocratique du Congo voisine lors des « événements » qui ont évincé Gbagbo. « C’est une grande stupéfaction » a-t-il déclaré étonné. C’est donc également avec « grande stupéfaction » qu’il reçoit aujourd’hui les requins du complexe militaro industriel français et organise à leur attention une « tournée » de ses ministères : Plan, Eau, Transports, Energie, Economie, Industrie et bien sûr celui du Pétrole.
Les Angolais, qui font beaucoup appel aux Chinois, « veulent diversifier leur économie et leurs sources d'investissements » et « réfléchissent à l'après-pétrole », précise le chef de la délégation française, « Les coûts des investissements en Angola sont élevés mais les opportunités sont telles qu'ils offrent une bonne rentabilité », a-t-il ajouté.
Des bailleurs de fonds comme la Banque mondiale ont aussi été approchés, de même que des entreprises telles que Sonangol (pétrole), Epal (eau), Angola Telecom, Ene et Edel (électricité). Autres interlocuteurs locaux (et lowcost) importants: l'ANIP, l'agence nationale qui « coordonne les autorisations d'investir », et l'Association industrielle d'Angola, qui fédère 5.000 entreprises privées, avec laquelle le Medef veut renforcer ses liens (ou ses chaînes d’unions ?).














C’est-y pas tout beau tout ça ? Ca renifle les valoches de biftons à plein gaz (pardon à pétrole) ! Mais puisque l’on vous dit que les chinois sont déjà là et que si on n’apprend pas le portugais, on aura pas un caillou ni même une goutte de gasoil ! Alors, l’Angola, y’a pas à dire, c’est vraiment un « pays de cocagne » : 500 000 morts en 27 ans de conflits divers et avariés qui ont « officiellement » pris fin en 2002. Peut être un point positif : 15% d’enfants scolarisés en 1975, 88% en 2005 mais on ignore le contenu des programmes scolaires…

Le rapport des Nations Unies :  

Pas facile d’être journaliste en Angola :

Ecoutez le Médef en goguette dans l’ancienne colonie portugaise sur RFI :


Mutée au Pôle Nord !















Faut peut être pas que déconner à l’ANPEDIC ! Isabelle de Léon, employée dans une agence Pôle emploi du centre de Toulouse, a été mutée d'autorité après s'être obstinément opposée à la procédure d'inscription des demandeurs d'emploi, l'Entretien d'inscription et de diagnostic (EID), « qu'elle juge préjudiciable à la qualité du service rendu aux demandeurs d'emploi » précise une dépêche de l’AFP. Et elle n’est pas la seule.

L'EID, « qui vise à simplifier les démarches pour le demandeur d'emploi », remplace deux entretiens distincts qu'il avait auparavant avec un agent en charge de l'indemnisation et un autre en charge du conseil à l'emploi.
Problème: il confirme l'introduction d'un métier unique pour les agents issus de deux univers très différents, ANPE et Assedic, « alors même que ce "métier unique" a été vertement critiqué comme un facteur de dégradation de l'accompagnement des demandeurs d'emploi, notamment par une mission du Sénat en juillet » explique l’AFP.






















Pour protester contre « la dégradation du service rendu au public », cette femme de 55 ans avait rejoint le 5 octobre "l'appel de Toulouse des résistants et désobéisseurs des services publics" et entamé une grève de la faim de neuf jours jusqu'à sa comparution jeudi à Paris devant une commission paritaire de discipline. Et bien cette fonctionnaire porte très haut les valeurs dévoyées de la République en s’insurgeant contre la mise en place de processus iniques qui vont à l’encontre des droits élémentaires des usagers ! Pour les organisations de salariés, le fond du problème, c'est le manque de moyens également jugés insuffisants par le directeur général sortant de Pôle emploi, Christian Charpy, mais aussi par le Sénat ou le Conseil économique, social et environnemental (Cese), auteurs de rapports critiques sur le service de l'emploi.


L’appel de Toulouse :

La pétition intersyndicale SUD/CGT/SNU :


Robin des Bois à poil !














Un type habillé en Robin Hood s’est mis à poil vendredi dernier place de la Bourse à Paname pour quémander la création d’une taxe sur les transactions financières. Un strip tease soutenu par Oxfam et Aides à l’occasion de la réunion parisienne des ministres des finances du G20. Le but est de faire valoir la mise en place d'une taxe de 0,05%, baptisée Taxe Robin des bois, qui serait appliquée aux banques, et permettrait de dégager des « centaines de milliards d'euros chaque année pour lutter contre la pauvreté et le changement climatique ».
Donc, sur la Place de la Bourse (la bien nommée) un jeune homme déguisé en Robin des bois et entouré de troubadours et d'une fanfare, s'est déshabillé pour ne garder que 0,05% de ses vêtements, afin de « montrer que 0,05%, c'est pas grand chose, c'est rien du tout », a-t-il expliqué, devant une centaine de personnes amusées.
Une telle taxe « permettrait de rapporter 400 milliards d'euros », a-t-il affirmé.
Sur une petite estrade, sur laquelle on pouvait lire « Taxons la finance pour un monde plus juste », Robin, qui a fini en slip, a demandé que « Nicolas Sarkozy et les dirigeants du G20 tiennent leurs promesses », et mettent cette taxe en place dans leur pays. Il a précisé que « plus de 150.000 personnes avaient déjà signé la pétition » lancée sur internet

La pétition :


Interdit de poubelle !















Et pourtant, ils en ont des « gamelles » au cul, les édiles de l’UMP ! Apparemment, c’est ce que n’a pas compris l’un d’entre eux, le joyeux Jacques Jean Paul Martin, maire de Nogent-sur-Marne qui a « interdit la fouille des poubelles dans sa commune au nom de la santé et de la tranquillité publique » ! Cet arrêté, entré en vigueur le 1er octobre, prévoit une période probatoire de 3 mois à l'issue de laquelle les contrevenants s'exposent à une interpellation et à une amende de 38 euros, selon le maire, qui précise que « le glanage sur les marchés restait autorisé » : Monseigneur est trop bon.






















Sa souveraineté récuse toute « chasse aux pauvres » et assure que « des structures existent dans la commune pour venir en aide aux démunis ». il en existe surtout dans les communes avoisinante comme le constate l’opposition municipale : « Chaque hiver depuis 2007, M. Martin prend un arrêté interdisant la mendicité à plusieurs endroits de sa commune au moment de l'ouverture dans une commune voisine d'un centre d'hébergement de sans-abri ». Il est vrai que le maire de Nogent n’a cure de ces gueux qui viennent voler son pain rassis dans ces admirables récipients inventés par l’Eugène du même nom. Pour se faire une idée de ce cumulard qui collectionne les présidences comme d’autres les boules à neiges, visitez sa bio sur wiki : édifiant ! La Ligue des droits de l’homme, comme d’autres associations locales, a réagit : La LDH soutient sa section de Nogent-sur-Marne dans sa lutte pour faire obstacle à cette politique d’exclusion des plus démunis. Elle entend déposer un recours en annulation, accompagné d’un référé, pour mettre en urgence un terme à cette dérive sécuritaire, aux remugles d’hygiénisme. »

Jacques Jean Paul Martin sur wiki :

Eugène Poubelle : un bienfaiteur méconnu :

La réaction de la LDH sur « Nogent citoyen » :

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