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mercredi 12 octobre 2011

Bouzin d'octobre (bis)...

Pour ce deuxième Opus en Né Majeur, je vous propose de nous intéresser plus particulièrement à l'économie. Oh : rassurez-vous, il n'est pas question d'aborder le sujet d'une manière "magistrale", académique et chiante... Loin de moi cette idée ! On va juste tailler une bavette rigolote sur les emprunts toxiques, grâce à une carte de France interactive des plus intéressantes, histoire de réviser sa géographie...  
On va ensuite visionner une petite animation amusante qui explique le pourquoi du comment la "crise de la dette" s'est progressivement mise en place dans notre beau pays ! On poursuivra avec l'explication d'un coup particulièrement tordu qui va sucrer près de 6% de vos indemnités journalières lorsque vous êtes malades et ce, sans être avalisé par la moindre assemblée ni même par le moindre élu ! On se gargarisera des véritables raisons de la pagaille ferroviaire qui a agité notre belle nation en début de semaine, Et on finira en beauté par la première déclaration de politique internationale du candidat républicain aux élections présidentielles américaines : ça promet ! Voilà : bonne lecture et bon visionnage à tous et à toutes ;-)
Les collectivités locales
escroquées par les Banksters













Et il y en a des milliers ! Au delà des édiles bernés, se sont des millions de contribuables qui se sont fait volés ! Les « petites mains » de Libération.fr ont donc réalisé ce qu’il est convenu d’appeler « un véritable travail de fourmis » ! D’autres diront « plus précisément de datajournalisme » ce qui est exact.
Les spécialistes du virtuel ont mis en ligne une carte de France interactive qui recense  toutes les régions, départements, communautés urbaines, communes et groupements mais aussi les hôpitaux, les organismes de logements… Qui ont contractés des « emprunts toxiques », principalement auprès des escrocs institutionnels de « Dexia Crédit Local » de 1995 à… 2010 ! Alors ne rigolez pas parce qu’il s’agit de votre pognon qui s’est évaporé !














La carte est très bien faites et permet de prendre la pleine mesure de l’ampleur de l’escroquerie : vous cliquez par exemple sur le point de la commune incriminée qui vous intéresse et vous avez accès aux détails des emprunts souscrits avec notamment le surcoût à payer par les contribuables !
Édifiant ! Prenons par exemple la commune d’Étampes, « Cité Royale » situé au carrefour de la Beauce, de l’Hurepoix et du Gâtinais… Ou plus simplement au sud de l’Essonne : « Montant total des emprunts : 13 064 000 € ; Montant total des surcoûts : 1 286 000 € ; Ratio surcoûts/montant total : 9.84 % » !
Ils sont contents les étampoix, d’habiter une « cité royale », ils le sont peut-être moins de devoir casquer une Gabelle pareille partie « en fumée » !

Le pdt de Dexia, Jean-Luc Dehaene : mieux vaut l’avoir en photo qu’à sa table !
















Alors, il faut cependant être honnête : qu’ils soient « de droite » ou de « gauche » bien des édiles se sont fait enfumés, incapables de comprendre la complexité des produits financiers que les « marchands de pognons » ne comprenaient pas eux-mêmes ! Tout le monde se renvoi donc la « patate chaude » pour arriver dans les pognes du « petit génie des mathématiques financières » qui a pondu le bouzin toxique… Et qui rétorque : « je n’ai fait que ce que vous m’avez demandé d’inventé » ! Pour simplifier, « tout le monde est responsable mais personne n’est coupable » pour reprendre une expression consacrée par Laurent Fabius dans l’affaire du sang contaminé…
Faut quand même pas déconner et arrêter de rendre et de prendre les citoyens pour des cons, ce pourquoi je vous propose dans l’article suivant un cours d’économie des plus instructifs et loin d’être chiant !




Crise de la dette :
Une sodomie bancaire 
à l’échelle planétaire !



Comme vous pouvez le constater, une petite vidéo vaut souvent mieux qu’un long discours !
Alors, ce que n’explique pas cette vidéo dans le détail, c’est comment ce système s’est propagé à l’échelle planétaire… J’ai d’ailleurs incité l’auteur de cette animation à travailler sur ce sujet.
Pour vous en faire une idée, il s’agit d’une véritable saga qui démarre le 24 novembre 1910 sur un îlot des Etats-Unis d’Amérique. A ce propos, je vous conseille de lire l’article rédigé par Aline de Diéguez sur le blog cité à la fin de ce texte. Vous pouvez (et devez) également grenouiller sur les moteurs de recherche et vous trouverez sans grandes difficultés l’histoire « abracadabantesque » de la Federal Reserve américaine et de ses implications dans l’histoire sociale mais aussi guerrière de l’humanité depuis cette veille de Noël 1913, date de sa mise en oeuvre : affolant !
Maintenant, décuplé… Que dis-je, « gigacuplé » par l’accélérateur exponentiel que sont les réseaux informatiques, ce système monstrueux entraîne l’humanité à sa perte dans tous les sens du terme. Savons nous réagir « pendant qu’il en est encore temps » ? Est-il déjà trop tard ?
Et vous : que faites vous à l’échelle de votre entourage ?

Histoire de la Federal Reserve par Aline de Dieguez :


Indemnités de la Sécu :
- 6% dans le cul !
  




















« Grossier personnage : vous n’avez pas honte d’écrire des titres pareils ? » Et bien non, je n’ai pas honte. Je dirais même que j’en suis fier ! Parce que si je suis grossier, par contre, je ne trouve pas de qualificatif assez ordurier pour qualifier les technocrates du Ministère du Chômage, pardon, du Travail, qui ont « truqués » le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) présenté le 5 octobre dernier au Conseil des Ministres.
Le gouvernement présente cette jolie arnaque « comme une simple mesure technique », dans le cadre de la « nécessaire harmonisation et simplification des méthodes de calcul ». Il s'agit explique-t-on, « de rendre plus visibles » les droits des salariés. « Mais comment rendre plus visibles des droits que l'on fait disparaître ? » s’interroge Pascal Riché sur Rue89.

Alors, de quoi s’agit-il ? Et ben de baisser tout simplement d’environ 6% les indemnités journalières (IJ) versées dans le cadre d’un arrêt maladie. Le projet de loi prévoit en effet de calculer désormais l’indemnité sur le salaire net plutôt que sur le salaire brut en modifiant les taux. Soit 60% du salaire net en lieu et place des 50% sur le brut. Vous ne pigez pas l’embrouille ? Alors sortez votre calculette :
Le projet de loi permute les 50% du salaire brut par 60% du salaire net ;
60% du net : c'est 47,1% du salaire brut
La perte pour le salarié est donc de : (47,1 - 50) / 50 = - 5,8%

















Cette mesure concerne tout de même 7 millions d’individus avec parmi ces derniers des cas gravissimes. Remarquez qu’avant être déclaré en invalidité, un patient peut percevoir pendant 3 ans cette indemnité. Pour un smicard (1 365 euros brut soit 1 071 euros net), l'indemnisation mensuelle passerait donc de 680 à 640 euros… C’était déjà pas lerche mais alors là : c’est la mégadèche !
Quelques précisions sur les 28 millions « d’actifs » : Un sur quatre connaît un arrêt maladie par an ; 30% ont un arrêt de 8 jours et moins ; 57% entre 8 jours et 3 mois ; 13% ont plus de trois mois d’arrêt.

Alors, « Ce coup de hache dans le pouvoir d'achat des salariés malades ne pourra même pas être débattu par le législateur pendant l'examen du PLFSS : il sera donné par un simple décret, applicable dès le 1er janvier 2012. » explique le journaliste de Rue89 et de préciser que : « Si le gouvernement avait voulu être neutre, il aurait remplacé 50% du brut par 63,7% du net. Mais il a préféré récupérer au passage plus de 200 millions d'euros par an. »
Un bon nombre d’entre nous casquent une mutuelle ou bénéficient d’un contrat de prévoyance employeur dans le cadre de conventions collectives. Question : les mutuelles et les employeurs vont-ils raquer la différence sans augmenter les cotisations ?
Enfin : que devient la majoration prévue pour les salariés avec au moins trois gosses ? Actuellement, ils ne touchent non pas 50% mais 66% de leur salaire brut, soit 85% de leur salaire net.
Dans les documents présentant la « simplification », la mesure a disparue ! « Cela reviendrait a baisser de 30% les revenus futurs de ces salariés, pendant leurs maladies » conclue Pascal Riché.


L’article de Pascal Riché sur Rue89 :

Les Indemnités journalière sur Service Public.fr :

Les précaires, cœur de cible de la réforme
des indemnités maladie sur Le Monde.fr :


SNCF :
Les dessous d’une grève
















Vous n’avez pas pu y échapper : « Un contrôleur grièvement blessé après une agression au couteau. Cet acte d'un déséquilibré du train corail Lyon-Strasbourg ne laisse pas indifférent, cela laisse place à un sentiment d'injustice et de colère. », pouvait-on  lire, voire ou écouter sur l’ensemble des médias nationaux en début de semaine. Et paf : les contrôleurs usent de « leurs droits de retraits » avec comme résultat une belle pagaille sur l’ensemble des réseaux français...

Évidemment, « les usagers ont été pris en otage, c’est un scandale une fois de plus » ont unanimement couinés les « Chiens de garde » de l’oligarchie sarkozyste. Seulement voila, ça c’est la partie émergée de l’iceberg, la goutte de pif qui fait déborder le ballon (d’Alsace), la grenade fumigène qui masque le char d’assaut… du Libéralisme ! Je m’explique, la « bonne » nouvelle suivante a circulée chez les cheminots : « À partir de décembre, Veolia Transdev et l’italien Trenitalia feront rouler des trains entre Paris et la Cité des doges. » annonce fièrement Mathilde Visseyrias dans le Figaro.fr du 6 octobre. 




















En effet, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des lignes internationales de voyageurs, (officiellement autorisée depuis janvier 2010), la SNCF a désormais un concurrent privé sur son propre réseau ferré. Vous savez, celui que vous avez payé et que nos aïeux ont façonné à la sueur de leurs fronts… C’est une première et non des moindres. Le premier voyage est programmé au 11 décembre. C’est la suite logique de la politique menée par la direction qui entretient déjà des « partenariats commerciaux » avec d’autres pays dans le cadre du développement de ses zolis TGV : Eurostar, Thalys ou encore Lyria… Et je ne parle pas du fret dézingué depuis des années par la même politique libérale… Mais là il s’agit de tout autre chose… Il s’agit de passagers…

Alors, le Fig.fr nous apprend que : « «C’est un pari risqué, reconnaît Albert Alday, son directeur général. Même l’allemand Deutsche Bahn a préféré attendre. Pour nous, c’est une opportunité de démarrage. Nous nous lançons piano, avec une première liaison Paris-Milan-Venise, de nuit.» Les ventes sont ouvertes depuis hier sur le site trenitalia.com. Celui de Thello sera opérationnel le 17 octobre. Les prix varient de 35 euros à 200 euros l’aller simple selon le confort. La liaison Paris-Milan-Venise sera quotidienne, avec des arrêts à Dijon, Milan, Brescia, Verona, Vicenza et Padoue. En tout 13 heures de voyage depuis la gare de Lyon. », dont acte.

Évidemment, l’opération est enveloppé dans le papier doré d’un partenariat qui mélange public et privé tant au niveau du matériel que du financement. Mais soyez en sûr : les contribuables casqueront les déficits éventuels et ne verront pas la couleur des bénéfices espérés… Surtout que d’autres projets sont « en bonnes voies » de réalisation : « Thello devrait ouvrir à la mi-2012 une liaison Paris-Rome. L’opérateur s’intéresse également à des lignes à grande vitesse mais l’investissement est beaucoup plus important et la procédure pour homologuer de nouvelles rames a de quoi décourager les nouveaux arrivants » minimise la plumitive du Fig. Mouaih : en attendant, le ver est dans fruit et n’a pas l’intention de s’arrêter de bouffer… Pour s’en faire une idée, il n’y a qu’à observer l’état du réseau ferré et les conditions sociales d’exploitation des lignes en Grande Bretagne… Attendez-vous à quelques mouvements d’humeurs d’ici la Noël de la part des cheminots « de chez nous » à qui je tiens à rendre un hommage appuyé ici.

L’article du Figaro :

Sur la Tribune :

Sur le Parigot :


On s’en fout !
Enfin faut voir…

















Mitt Romney, le chouchou républicain pour la présidentielle de 2012, a prôné vendredi dernier une diplomatie américaine plus musclée, expliquant que Dieu a créé les Etats-Unis pour dominer Le Monde et que le président Barack Obama a affaibli le pays : c’est clair.
Ce sémillant missionnaire a choisi l’école militaire de Charleston en Caroline du Sud pour prononcer son premier grand discours de politique étrangère.
« Dieu n'a pas créé ce pays pour être une nation de suiveurs », a-t-il aboyé entouré d'élèves officiers en uniforme. « L'Amérique doit diriger Le Monde, ou bien quelqu'un d'autre le fera », a-t-il conclu en gentil mormon qu’il est !

Pour en savoir + :

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