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jeudi 19 mai 2011

Comme vous pouvez le constater, après nous avoir enfumé pendant 15 jours avec la sois disant disparition d'Oussama, les médias nationaux glosent aujourd'hui sur les aventures trépidantes de DSK au pays de l'oncle Obama ! Alors, pendant ce temps là, la Terre continue étrangement de tourner... Sauf en France où comme par hasard, il ne se passe plus rien : exit des journaux Notre guerre libyenne,  
Notre coup d'état ivoirien, Nos écoles et nos hostos qui ferment sans oublier Nos carottes qui augmentent ! Heureusement qu'il y a le Festival de Cannes (pour les aveugles) pour occuper nos esprits avec en vedette "américaine" un film sur notre Présipauté élyséenne qui "dénonce" un bien piètre Sarkoléon.  Alors, en réaction à un (trop) rare article ne bavant pas sur DSK*, j'ai publié un papelard sur un sujet qui concerne notre quotidien à tous et à toutes : la mise en place des nouvelles mesures gouvernementales concernant la sois disant "lutte contre l'insécurité routière" qui se révèle n'être en fait qu'une piètre mesure de rétorsion faite à un peuple qui va prochainement foutre dehors le gouvernement sociopathe qui nous enfume depuis 4 ans !
Sécurité routière : Guéant met 
un frein d’urgence à l’immobilisme !






















Voici un papier que j’ai publié sur le site Rue89 en réaction éternuante a un zoli article de Pascal Riché qui interviewait la sémillante Chantal Perrichon, vénérée présidente de la Ligue contre la violence routière. L’article avait pour titre : « Sécurité routière : « On est dans l'enfumage complet » ». Ce à quoi j’ai rétorqué : « Bon, comme on parle d’enfumage dans le titre de cet article, je me suis senti obligé de réagir en qualité de Renifleur… Alors, la sécurité routière... Parlons en ! »

Commençons par quelques chiffres
« Entre 1973 et 2002, le nombre d'accidents et de victimes a été divisé par deux alors que la circulation routière a été multipliée par 2,5. Les deux mesures importantes qui suivirent l'année noire 1973 furent la limitation de la vitesse en 1973 (cette année-là, le nombre de morts diminua à un peu plus de 15 600 tués) et le port de la ceinture de sécurité en 1975. » nous explique un article de Wikipédia. Il est vrai que la limitation de vitesse et la ceinture furent deux avancées majeures en terme de sécurité. A cela, il faut ajouter les progrès considérable en matière de conception des véhicules.

Des véhicules plus sécurisés
Jusque dans les années 1980, le concept « sécurité » reposait essentiellement sur un « solide châssis rigide » et des pare-chocs « en béton »... Puis un constructeur dont je ne citerai pas la marque a eu l'idée décalée de concevoir au contraire un châssis avec des points de déformation et à conçu une bagnole qui ne résistait pas au chocs mais les absorbait en se déformant...
C'est pour cela qu'aujourd'hui, votre voiture n'a plus de pare-chocs et que dès que vous « cognez » un peu fort, le châssis est kapout et la caisse bonne pour la casse (le recyclage on dit maintenant)...


















Ajoutez à cela les renforts latéraux, les airbags, les système d'aide à la conduite, à la tenue de route ; les pneumatiques qui n'éclatent quasiment plus et qui « tiennent le pavé » : c'est 95% de la production actuelle.
Enfin, ajoutez une plus grande fiabilité du moteur comme des parties du châssis : il est vrai que l'on tombe moins souvent en rade sur le bord de la route que lorsque nous roulions en R16, en DS ou en 504...
Bien entendu, il y a des inconvénients : électronique qui foire, coût des réparations énormes car matériels irréparables...
Mais bon, dans son ensemble, l'automobile a grandement progressé tout au long de son histoire séculaire, y compris ces 10 dernières années.

Aménagement du réseau routier
Alors il y a eu aussi une nette amélioration de la voirie... De la chaussée si vous préférez.
Les croisements dangereux disparaissent au profit de ronds points ou d'échangeurs ; les voies de liaisons nationales font l'objet de nombreuses déviations et ne traversent plus les centres villes...
Les aménagements de la voirie s'améliorent : exit les « glissières guillotines » qui décapitaient les motards... Exit également les zébras peinturlurés qui se transformaient en patinoire à la moindre goutte de pluie !


















Et puis les revêtements proprement dit ont également progressés, à l'exemple de l'enrobé drainant qui supprime la nuée de brouillard qui se forme sur la chaussée en cas de forte pluie.
Bon, il subsiste encore de nombreux « points noirs » à modifier et tout est loin d'être parfait mais il faut reconnaître les progrès et le travail d'aménagement qui a été fait depuis 1973.
En terme d’investissements et de finances publiques : c’est énorme.

Permettez moi donc de penser que la division par 2 du nombre de décès sur la route pour un parc automobile 2,5 fois supérieur est le résultat de l’ensemble de ces évolutions techniques et non pas les politiques stigmatisantes successives menées depuis 40 ans.
On peut (et l’on doit) améliorer ces chiffres mais une fois encore, les nouvelles mesures répressives mise en place ne sont qu’un leurre dont je suppute que l’objectif premier est de faire chier un peuple qui s’apprête à foutre dehors un gouvernement désormais ouvertement sociopathe.

Parlons formation !
Je ne vais pas faire plaisir à tout le monde : le sacro-saint permis et la 20e d'heures de conduite minimum, c'est du foutage de gueule ni plus ni moins !
Et lorsqu'un gouvernement le réforme, ce n'est pas pour améliorer la formation du conducteur, c'est pour le rendre plus restrictif, voire plus volatil : le permis à point est un scandale.
Le but n'est pas d'améliorer la prudence de son détenteur, le but c'est de le maintenir sous pression et à terme de tout faire pour qu'il le perde et pour qu'il le repasse. Donc une histoire de fric pour l'Etat, pour les centres de récupération de point et pour les assureurs qui ne manqueront pas de vous faire casquer un supplément au "re-nouveau conducteur".
Dans la longue histoire de l'automobile, tout a progressé : la sécurité et les performance des voitures, son incidence sur l’environnement ; la sécurité des routes, des voiries et des aménagements… Mais curieusement, la formation et le permis sont à peu près les mêmes depuis 40 ans... Avec quelques nuances suivant les réformettes gouvernementales mise en places au gré des alternances politiques.
Vous remarquerez que ces réformes vont toujours dans le même sens : stigmatiser le conducteur, le culpabiliser mais JAMAIS le former correctement.

 




















Croyez vous franchement qu’autoriser un conducteur automobile à piloter une 125 qui roule à + de 150 km/h et dont le maniement n’a rien à voir avec une voiture va dans le sens de la sécurité ? 

A la fin des années 1970, Henri Pescarolo avait proposé un système de formation qui n'a bien entendu jamais trouvé un écho favorable auprès des édiles;
Il proposait tout simplement de reprendre le système du permis moto de l'époque (A1, A2 et A3) et de l'adapter à l'automobile avec un critère d'expérience supplémentaire;
Ainsi, on pouvait passez un premier permis permettant de conduire une « petite voiture » peu puissante, puis un second examen « de puissance moyenne » puis un dernier « toutes puissances ». Avec des périodes minimales entre chaque « diplôme », permettant au jeune de se familiariser progressivement avec la machine à quatre roues. C’était un début de permis « intelligent » soutenu par les plus grands pilotes de l’époque mais qui a vite fini dans le tiroir gauche des oubliettes du Ministère des Transports.

Vers une Education Routière Nationale et Publique !
Pour conclure, je voudrais bien que celles et ceusses qui couinent à tout va et qui hurlent à « la Prévention Routière » nous expliquent pourquoi il n'existe pas d'Écoles Publique d'Éducation Routière Nationale au même titre qu'il existe une Éducation Nationale ?
Si je ne m’abuse, il existe des cursus dans tous les domaines sauf dans celui qui nous intéresse : pourquoi ?
Pourquoi la formation routière est-elle exclusivement l'apanage d'entreprises privées dont le but principal est de faire du profit ?
Pourquoi les mômes doivent t-ils casquer des sommes considérables pour avoir ensuite le droit de piloter des bolides de 200 cv ?

















Le jour où on s'intéressera honnêtement à la sécurité routière dans ce pays (qui compte tout de même 3 fabricants majeurs d'automobiles) : il y aura des écoles publiques et gratuites pour former des automobilistes responsables.
Et vous verrez : les cons dangereux et les abrutis de chauffards seront une espèce en voie de disparition...

Former coûte, Fliquer rapporte !
Et bien c'est un très mauvais calcul en regard du poids financier, moral et humain que coûte a la société ces désespérantes chasses à l’automobiliste. Devenu paranoïaque, l’attention du conducteur est aujourd’hui détournée par le repérage en permanence des pièges que mettent en planque quotidiennement des milliers de fonctionnaires assermentés qui seraient plus utiles ailleurs. Pour conclure, discutons donc de l’incidence accidentogène de « la peur du Gendarme » sur le comportement routier des conducteurs…
Vroum à vous tous et toutes,
Le Renifleur

Pour reluquer l’article dans son contexte d’origine :
Vous remarquerez que le nombre de votes « top » dépasse la limitation de vitesse en vigueur…

5 commentaires:

  1. Sur le site du ministere de l'interieur il est precisé que ces mauvais chiffres sont du au comportement des usagers routiers

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  2. Bonsoir Pierre et merci pour cette remarque,

    Imaginez un instant que le communiqué du ministère indique :

    "force est de constater le mauvais comportement de nos citoyens sur la route. Afin d'améliorer la situation et après avoir consulté l'ensemble des partenaires concernés, le gouvernement à décidé de réformer la formation de la conduite automobile.

    La première étape consistant à inscrire au programme scolaire dès le cycle primaire une matière dédiée à la prévention routière.

    L'obtention du permis de conduire s'inscrira dorénavant, comme les autres disciplines enseignées à l'Education Nationale, par un diplôme d'une qualification équivalente au minimum à un CAP..."

    Qu'en pensez-vous ?

    Bien cordialement,

    Le Renifleur

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  3. bonjour cher ami,

    je me permets d'ajouter 2 points à votre démonstration :

    1- les radars ne visent en aucun cas à limiter la vitesse.
    il n'y a qu'à, pour s'en convaincre, regarder les statistiques que certains c*** de journalistes se plaisent à relayer. il est toujours fait mention du/des radar(s) le(s) plus rentable(s) (financièrement s'entend).
    Or, un radar rentable financièrement est un radar inefficace sur le plan sécuritaire, puisqu'il n'insite personne à ralentir.
    on nous fait donc l'apologie des radars inutiles et on veut supprimer ceux qui ne rapportent rien, alors qu'ils sont les seuls utiles.
    surtout, pour finir ce point 1, on ne pose des radars que là où leur dissimulation va rapporter du fric, jamais là où ils devraient être en réalité :
    ils devraient être VISIBLES (limite fluos) devant les écoles, les gymnases ...

    2- je suis informaticien au sein d'une entreprise automobile. Si vraiment vous voulez la sécurité, c'est très facile :
    obligez chaque véhicule à être équippé d'un limitateur de vitesse et mettez des bornes wifi envoyant à ce limitateur la vitesse maximale autorisée jusqu'à la prochaine borne.
    cela coûterait un peu d'argent et la manne des radars ne pourraient plus engraisser la famille d'un ex ministre (car les amendes sont payées à une société privée, dirigée par le fils d'un ex-ministre des transports qui a fait installer les radars. ensuite un partie est reversée à l'Etat.).
    je disais donc qu'il n'y aurait plus de radars et que ça coûterait un peu à la Nation mais on parle sécurité ou fric ?

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  4. Bonsoir Franck et merci pour ces précisions,

    Pour compléter votre analyse lorsque vous dites à propos du choix de l'emplacement des radars : " ils devraient être VISIBLES (limite fluos) devant les écoles, les gymnases ...",
    Je rajouterai qu'en Belgique (par exemple) est faite obligation aux "forces de sécurité" de prévenir de manière "visible" la présence d'un radar, qu'il soit fixe ou temporaire et ce, bien avant le lieu d'implantation du système de contrôle proprement dit.
    Il est vrai que la Belgique est un "petit Pays au grand peuple", notamment en matière de Droits de l'Homme, de Liberté de la Presse et de Démocratie... Malgré les vicissitudes culturelles que traverse cette Nation en ce moment.

    Enfin, lorsque vous témoignez :
    " car les amendes sont payées à une société privée, dirigée par le fils d'un ex-ministre des transports qui a fait installer les radars. ensuite un partie est reversée à l'Etat", cela ne m'étonne guère vu le gouvernement de de libéraux sociopathes qui dirigent actuellement l'hexagone.

    Pourriez-vous néanmoins préciser ?

    Vous pouvez, si vous le désirez, me contacter en privé par émail : legrandrenifleur@hotmail.fr

    Merci en tous cas pour votre commentaire.

    Le Renifleur.

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  5. à mon plus vif regret, je n'arrive pas à retrouver le site où j'avais trouvé l'information sur la société privée.
    pour clarifier les choses, les amendes sont certes payées au trésor public.
    Mais les données radars sont reçues à Rennes, au CACIR, où des policiers/gendarmes analysent les clichés pour décider des suites à donner à l'infraction.
    la transmission des données depuis le radar, l'édition des amendes, les relances éventuelles et les "charmantes" hôtesses téléphoniques qui vous expliquent que vous êtes un dangereux criminel pour avoir roulé à 52 kmh et non 50 ...
    tout cela à l'origine a été mis en place (selon le site que je ne retrouve pas, hélas) par le fils de monsieur P.., ministre des transports au moment de la mise en place des radars automatique.
    je ne pense pas que cette société ait été une association à but non lucratif

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